L'ART DES MÉTIERS ET LES MÉTIERS DE L'ART AU LUXEMBOURG, COEUR DE L'EUROPE
Né en Belgique, Serkan Cura vit et travaille aujourd’hui à Paris. Ce créateur styliste hors-normes est diplômé de l’Académie d’Anvers en 2007, institution où il a eu toute liberté pour réaliser ses rêves les plus délirants. Il a acquis son expérience professionnelle dans les ateliers de couture et de prêt-à-porter de Paris, dont la célèbre Maison Jean-Paul Gaultier où il a travaillé quatre ans durant en “accomplissant tous les souhaits et fantasmes de l’un des plus grands génie de la Mode”.
Les collections de Serkan explorent aujourd’hui des silhouettes étranges, aux limites de l’absurde, vestes structurées et sur dimensionnées, ou jupes exagérément allongées. Il s’est fait depuis quelques années une vraie spécialité du travail de la plume, allant jusqu’à inventer ses propres techniques. Son dernier défilé était une véritable revue dédié à ce matériau décliné sous toutes ses formes et repoussant les limites de la création plumassière.
Yvette Gastauer-Claire, née en 1957 à Esch-sur-Alzette, fait ses études à l’Ecole des Arts et Métiers, section des Beaux-Arts à Luxembourg. Elle a été élève libre dans l’Atelier du sculpteur Camille Nocher. De 1980 à 1984, elle a été employée aux Musées d’Etat dans l’Atelier de Restauration. Chargée de cours pour adultes en sculpture, elle donne également des cours d’art à des enfants malvoyants à l’Institut pour Déficients Visuels à Luxembourg. Elle travaille depuis son atelier à Schifflange.
Yvette a acquis de l’expérience dans la réalisation des travaux de modelage, de moulage et de restauration d’oeuvres monumentales en travaillant pour les Sites et Monuments dans un atelier de moulage privé. Outre de nombreuses sculptures publiques, elle est la créatrice de la face luxembourgeoise des pièces en euro ainsi que de nombreuses pièces commémoratives et numismatiques de la famille grand-ducale.
D’origine néerlandaise, Wouter van der Vlugt est né en 1970 au Luxembourg. Sculpteur sur bois depuis plus de dix ans, il a néanmoins commencé sa carrière d’artiste indépendant comme créateur de meubles. Membre fondateur du groupement d’artistes Sixthfloor, Wouter van der Vlugt travaille depuis 2001 dans son atelier à la Neimillen, une ancienne scierie à Koerich, Luxembourg.
Dans l’œuvre de Wouter van der Vlugt se trouvent souvent des éléments architecturaux qu’il oppose aux formes organiques. Il semble vouloir creuser au plus profond des matériaux pour en découvrir la vraie nature, là où le vide et le volume se retrouvent. Même si le bois reste sa matière de prédilection, il s’aventure souvent dans la fibre de verre, un matériau qui permet à l’artiste de s’exprimer dans un langage différent.
Véro Reato est Muraliste, graphiste et designer depuis 1995. Sa volonté de créer des tableaux d’extérieur l’a conduite en 2013, vers un matériau devenu une véritable révolution dans le domaine de la construction: le Béton Fibré Ultra Haute Performance. Sa souplesse de mise en œuvre, ses performances mécaniques, ses infinies possibilités d’inclusions lui ont permis de mettre à jour une créativité libérée.
Ses recherches s’inspirent du milieu naturel qui l’entoure et où elle glane végétaux et minéraux susceptibles d’être inclus dans la matière ou simplement observés, analysés pour leurs formes, textures et teintes. La conquête de ce béton novateur lui a ouvert à un mode d’expression insolite et audacieux pour la réalisation d’installations murales, sculptures et objets d’usage non ordinaires intérieur et extérieur. Véro Reato explore la «matière grise» et élabore des œuvres sensibles et décalées où minéral et organique fusionnent en cellules multiples dans un béton de culture.
Tom Flick est né en 1968 à Luxembourg. Son parcours d’études commence aux Beaux-Arts du Lycée Technique des Arts et Métiers de Luxembourg pour ensuite être perfectionné à l’École Supérieure des Arts Appliqués à Vienne en Autriche. De 1991 à 2011, il occupe l’atelier Millebaach, mis à sa disposition par Lucien Wercollier. En 2001, il crée avec plusieurs artistes le collectif Sixthfloor dans une ancienne scierie à Koerich. Depuis 2007, il y organise tous les trois ans le Muse Symposium, un symposium international de sculpture. En 2010, il fonde en Suède avec son collègue Lukas Arons l’atelier Stonezone, destiné à la sculpture monumentale.
Ses matières de prédilection sont le grès, le marbre, le granit et l’albâtre, à partir desquelles il met à jour ses créations, qu’il expose au Luxembourg et à l’étranger. Une dizaine de sculptures monumentales ont été réalisées pour l’espace public. Sa grammaire plastique n’est ni abstraite ni figurative, mais essaie de créer un langage tridimensionnel personnel.
Tine Krumhorn vit et travaille à Luxembourg. Diplômée de l’école des Beaux-Arts de Metz, elle débute comme assistante décoratrice dans les ateliers de décors du théâtre de Metz. Elle ouvre son atelier de création dans cette même ville et devient membre des Ateliers d’Art de France. Tine participe aux salons dont celui de Maison et Objet (Paris) et y sera sélectionnée pour exposer sur Scènes d’Intérieur.
Son goût pour les intérieurs l’amène à scénographier expositions et vitrines comme celles de Chantal Thomas ou le grand magasin KaDeWe à Berlin. Des prix jalonnent son parcours : « Prix Vever » Art et Patrimoine académie Nationale Metz 2008, lauréate « Le Beau au Quotidien » Luxembourg Capitale Européenne de la Culture 2007… Depuis janvier 2015 Tine a installé son nouvel atelier aux Creative Hub 1535 à Differdange, où elle présente ses créations, objets et mobiliers travaillés dans son matériau favori, le carton alvéolé.
Sylvia Martinez a baigné depuis son enfance, dans la texture des tissus, leur couleur et leur forme. Un père tailleur et une tante couturière lui ont transmis les gestes qui transforment la matière brute en une création originale. Elle acquiert le savoir-faire de créatrice modiste au Centre de Formation du Musée du Chapeaux à Chazelle sur Lyon. Sa marque «Les Folie’s Bibis» est née en 2009.
En 2016, Sylvia crée une coiffe portée par S.A.R. la Grande Duchesse de Luxembourg. Afin d’apporter une beauté et élégance imparable à ceux qui portent ses chapeaux, elle crée des pièces uniques et adaptées grâce à une grande dextérité. Tout son imaginaire prend forme lorsque, sans dessin préalable, instinctivement, les matières nobles qu’elle choisit se modèlent entre ses mains et lui soufflent couleurs et formes. Elle est fascinée par l’élégance d’autrefois, s’inspire de vieux films, des livres de mode anciens, ainsi que des formes et des couleurs trouvées dans la nature.
Stine Bülow, née à Copenhague au Danemark en 1975, termine sa formation en orfèvrerie en 2000. Elle travaille pendant un an auprès de George Jensen pour ensuite se former une deuxième année auprès de Aargaard dans la finition manuelle des pièces d’orfèvrerie. Elle lance son propre atelier en 2002 au Danemark avant de s’établir en 2009 au Luxembourg. D’abord établie au sein d’un atelier collectif d’artistes, depuis 2016, elle a ouvert en plein centre-ville un espace personnel de création.
Les différents types d’or, les pierres et les perles sont les matériaux préférés de Stine. Chaque bijou est une création propre, réalisée selon les techniques artisanales du métier d’orfèvre. Cette approche procurant un aspect quelque peu « brut » dans la finition des pièces ne compromet pas pour autant l’allure éminemment féminine qui se dégage de ses collections. C’est ce subtil équilibre qui confère à chacune de ses précieuses bijoux une véritable personnalité.
Simone Pheulpin, sculptrice textile, est née à Nancy (France) en 1941. Elle vit et travaille entre Puteaux et les Vosges. Le matériau qu’utilise cette artiste insolite est des plus simples : des bandes d’un calicot non blanchi, un coton brut qu’elle trouve encore aujourd’hui dans les Vosges. Cette matière est rendue méconnaissable, modifiée dans sa structure et sa nature par son façonnage en un empilement régulier et dense de plis très fins retenus à leur envers par les épingles. L’étrangeté des ouvrages ainsi obtenus est troublante. C’est bien du minéral que l’on croit voir. Les plis se font géologie en même temps que les formes semblent relever de l’organique. Animal ou végétal, on ne sait, quand n’y apparaît pas cette « pierre animale » que sont les coquillages.
Elle n’a jamais fréquenté d’école d’art mais le graphisme des ses ombres est sûr, elle n’a jamais fait l’apprentissage ni du modelage ni de la taille mais elle construit ses volumes avec un sens sculptural absolu. Elle a inventé une mise en œuvre de l’étoffe réellement nouvelle, un faire technique dont on ne trouve nulle équivalence.
Romy Collé, née en 1987 au Luxembourg, s’intéresse dès son plus jeune âge à l’art et l’artisanat. Suite à un stage en entreprise dans un atelier de bijouterie, fascinée par l’orfèvrerie, elle décide d’en faire mon métier. Diplômée du Lycée Technique des Arts et Métiers de Luxembourg en 2007, elle poursuit ses études à la Goldschmiedeschule de Pforzheim et obtient le titre de designer de bijoux.
Elle se forme comme apprentie orfèvre auprès de Valérie Schwarzkopf puis de Wolfgang Krabow à Hambourg et donne en parallèle des cours à la Volkshochschule Hamburg. En 2013, elle reprend ses études à la Meisterschule für das Gold- und Silberschmiedehandwerk de Munich et devient Maître Orfèvre en 2014. De 2014 à 2016, Romy Collé travaille comme orfèvre à la bijouterie Goedert au cœur de la ville de Luxembourg. En été 2016, elle ouvre son propre atelier pour laisser libre cours à son talent et à sa créativité.
Romain Schleich est né en 1975 à Luxembourg où il a passé son CATP en tant qu’entrepreneur de constructions métalliques / Forgeron d’Art en 1993. En 1997, il part en France pour suivre une formation de Forgeron d’Art chez les « Compagnons du Devoir », où il a passé une année à approfondir ses connaissances et sa technique. Ayant reçu son Brevet de Maitrise en 2000, Romain séjourne ensuite en Italie, puis aux Pays-Bas et en Autriche, pour poursuivre sa formation professionnelle.
En 2002, il ouvre son propre atelier de Forgeron d’Art « Ferro Desihn » à Wecker, où il y travaille jusqu’à présent de manière créative et indépendante, et depuis participe régulièrement à de nombreuses expositions.
Rol Backendorf, né en 1961 à Pétange, obtient son CAPT de tourneur sur fer au sein de l‘ARBED en 1979 et travaille aux CFL. En 1988, il se lance comme indépendant et commence dans la fabrication d’articles de fausse bijouterie. Il suit, l’année suivante, une formation pédagogique et artistique à l’école de cirque à Bruxelles. Grâce à la Chambre des Métiers et au Ministère de la Culture, il loue un premier atelier pour vivre sa passion de l’art en véritable autodidacte. Depuis 2010 il a son atelier à la « Becher Gare ».
En combinant différents matériaux avec le fer, Rol lui confère sa caractéristique manquante, la légèreté. Il consacre ses recherches sur les effets cinétiques de l’acier inox et élabore une technique de ponçage minutieuse pour créer des sculptures murales à effets illusionnistes et tridimensionnels. Il découvre et développe l’anodisation sur titane pour ajouter de la couleur et donner à ses œuvres le pouvoir de se métamorphoser selon la lumière et le point de vue du spectateur.
Passionné par la création et la fabrication d’objets et de mobilier en bois depuis l’âge de cinq ans, Pierre Renart a passé un baccalauréat scientifique avant de rentrer à l’École Boulle à Paris, dont il sort major de promotion en 2011. Très rapidement reconnu pour son exceptionnel fauteuil « Genèse », pièce réalisée pour son diplôme de fin d’étude, il ouvre son atelier la même année et conquiert immédiatement de nombreux collectionneur.
Explorateur infatigable de la matière, passionné par les procédés de fabrication et les techniques de transformation Pierre Renart conjugue le savoir-faire traditionnel du bois avec les technologies modernes. Ses créations sont motivées par l’interaction entre la nature avec ses plus belles essences de bois et le génie de l’homme à travailler les matériaux les plus sophistiqués et les plus performants. La particularité de son art consiste à privilégier l’élégance du dessin, tout en intégrant parfaitement la fonction du mobilier, afin que les deux s’épanouissent dans une parfaite harmonie.
Pascale est née en 1969 à Luxembourg où elle passe la plus grande partie de sa vie. Elle obtient son baccalauréat en céramique en 1987 au Lycée technique des Arts et Métiers de Luxembourg pour ensuite continuer ses études à l’École des Arts Décoratifs de Strasbourg jusqu’en 1991. C’est là que Pascale découvre sa passion pour le soufflage du verre.
Fascinée par cet art, elle part à Saumur (Val de Loire) pour y assister Scott Slagermann, un souffleur de verre américain de renommée internationale. En 1995, elle est diplômée en soufflage du verre au Centre Européen de Recherches et de Formation aux Arts Verriers de Vannes le Châtel (Meurthe-et-Moselle). C’est dans le charmant village de Berdorf, au cœur de la région du Mullerthal luxembourgeois que Pascale ouvre son propre atelier de soufflage de verre.
Pascal Oudet est tourneur d’art sur bois, installé à côté de Grenoble. Ses pièces sont inspirées par l’effet de l’usure du temps qui révèle la structure profonde des matériaux naturels. À partir de chênes soigneusement choisis, il crée des formes d’une grande finesse, dont il révèle ensuite la structure par sablage. Dans un équilibre constant entre agressivité pour user la matière, et délicatesse pour préserver son intégrité, il va jusqu’à la transparence pour donner naissance à une véritable dentelle de bois. Ses créations, alliant maîtrise technique et délicatesse, nous plongent dans l’histoire des arbres.
Cette technique qu’il a inventée suscite l’intérêt des collectionneurs et galeries dans le monde entier. Ses pièces sont présentes dans les collections permanentes d’Ateliers d’Art de France, de l’American Association of Woodturners et du New York Museum of Art and Design, ainsi que dans des collections privées en Asie, Moyen Orient, Europe et Etats-Unis. En 2012, son travail a été récompensé par le Grand Prix de la Création de la Ville de Paris, et en 2014 par le prix du public au Festival International des Métiers d’Art de Baccarat.
Olaf Recht est né et vit au Luxembourg. Il a suivi une formation en design produits en Suisse, puis à Milan, et à Los Angeles où il a été diplômé en 1998. Il a commencé sa carrière en Californie spécialisé dans le design des produits électroniques et la stratégie de développement de produits médicaux. Il rentre s’installer en Europe en 2010, pour s’immerger dans le monde de la décoration intérieure et du design mobilier et travailler comme indépendant dans les différents champs du design.
Kai Hengen est né en 1979 au Luxembourg et a terminé son master à Wilz en 2004. En 2010, il fonde la boutique « Modulor Menuiserie + Design S.A. » à Mersh où il propose une sélection d’objets d’artisanat et différents objets et mobiliers design. De concepts initiaux à la mise en œuvre de décorations d’intérieur, en passant par l’offre de simples mobiliers, son travail propose un langage clair pour une approche au design créatif et intemporel, réalisé sur mesure dans des matériaux durables et respectueux de l’environnement.
Norbert Brakonier, né en 1966 à Birresborn en Allemagne, poursuit des études commerciales spécialisées dans le domaine de la musique, secteur dans lequel il exerce jusqu’à l’âge de 28 ans lorsqu’il découvre sa passion pour le travail du bois. Il entreprend alors un apprentissage de Maitre charpentier et s’installe à son compte avec un collègue. Son entreprise se développe et passe de 2 à 20 personnes. Depuis 2010, il dirige seul la société luxembourgeoise Norbert Brakonier S.A.
Inspiré par ses collaborations avec les architectes et designers, Norbert développe aujourd’hui ses propres concepts et formes. Ses idées suscitent toujours intérêt et étonnement. Ses oeuvres sont fabriquées dans un atelier indépendant lui appartenant, situé près de Trier en Allemagne.
Artiste, designer et styliste, Nathalie Siebenaler a grandi dans « la petite Suisse luxembourgeoise ». Elle a travaillé comme modéliste styliste en Allemagne, à Paris, en Australie et en Corée du Sud, avant de rentrer s’établir à Luxembourg. By Siebenaler est né en 2010 de son désir de combiner art et mode. Proposant des imprimés de dessins, peintures et photographies, les confortables tissus apportent un brin de fantaisie dans une vie stressante et rafraîchissent les idées comme l’esprit.
En plus de sa collection de foulards, on peut découvrir ses robes de mariages et de soirée réalisées sur mesure. L’amour de la très haute qualité et du savoir-faire appris des Maisons de Haute Couture, comme Constantino&Ravaillac ou Ji Haye pour Yumi Katsura, s’expriment pleinement dans la très belle qualité des matériaux et des finitions. By Siebenaler a obtenu le label « MADE IN LUXEMBOURG » pour la réalisation de ses foulards et robes, garantissant une facture artisanale de haute qualité.
Nathalie Fosse vit et travaille à Longfossé, près de Boulogne-sur-Mer (France). Cette artiste insolite crée de fascinantes sculptures ouvrantes au travers lesquelles le rêve, l’originalité et le mystère sont sublimés. Animées par son imagination, ses mains donnent naissance à des œufs ou à des coquillages surdimensionnés qui étonnent autant par leur taille que par leur beauté tactile et épurée.
Ses œuvres sont directement inspirées de la nature qui offre des formes aussi accomplies qu’architecturées. C’est dans ce registre qu’elle puise la rigueur, la force, l’intemporalité et la poésie qui caractérisent chacune de ses réalisations. Pour leur donner corps, elle a recours aux techniques traditionnelles aussi bien qu’actuelles. Elle réalise elle-même chacune des étapes de la création. Son imagination est guidée par le jeu des formes et des matières les plus précieuses, et c’est avec justesse qu’elle marie les œufs d’autruche ou d’émeu, le python, la nacre, le galuchat et les bois précieux. Ces oeuvres ont pour vocation de faire naître la curiosité, l’étonnement, le rêve et la réflexion.
Misch Feinen s’installe au Luxembourg après des études en arts plastiques à Strasbourg. Il travaille d’abord en tant que graphiste, avant de se concentrer sur ses propres créations. En tant qu’artiste indépendant, il travaille autour de l’histoire industrielle, des paysages construits et déconstruits à travers des photographies, dessins et objets en acier. Egalement membre de groupes musicaux, des collectifs Maskénada et Dkollektiv, auteur de textes experimentaux, d’installations et de projets de théâtre, il s’engage à conserver et à promouvoir la culture artisanale industrielle.
Son travail autour des matières ferrées usées a débuté en 2007 avec l’assemblage de vieux outils pour se poursuivre sur des formes plus constructives à base de ferrailles recherchées pour leurs formes spécifiques. Avec la découverte du découpage plasma, Misch développe une recherche de formes sur des tôles de plus en plus fines et légères, lui permettant de travailler le graphisme et le volume du métal.
Sarah Meyers et Laura Fügmann sont les fondatrices de Meyers & Fügmann, studio de design textile et produits implanté au Luxembourg et à Berlin. Le deux femmes se sont rencontrées durant leurs études en design textile et surface à l’Ecole d’Art Weissensee de Berlin, et ont été diplômées du Sandberg Instituut (Gerrit Rietveld Academie d’Amsterdam) en 2015. Pour leur Master « Utopie des matériaux », elles ont expérimenté le verre, la céramique, le plastique, le bois et le métal. Depuis 2012, elles travaillent en freelance pour le Jongeriuslab à Berlin.
Le travail de la main influence et guide leur design. Elles cherchent toujours à intégrer à leur travail les paramètres et différents états de transformation des matériaux au cours du processus de fabrication. Leurs expériences sont le véritable déclencheur de leurs idées. Elles aiment les surprises qui peuvent surgir des matériaux ou en cours de fabrication, les considérant comme partie intégrante et surprenante de leur design.
Marianne Steinmetzer vit et travaille à Bridel, Luxembourg. En 2004, elle réalise ses premières peintures sur porcelaine émaillée et crée de la vaisselle dans un style moderne classique. En 2010, elle s’initie à la céramique et à la création de photophores estampés en papier porcelaine. Elle passe ensuite aux pièces tournées ou coulées en porcelaine et s’attelle à la recherche de décors en relief et à l’engobe.
Depuis ses débuts, elle privilégie la porcelaine comme moyen d’expression, un matériau qui l’interpelle pour sa texture et sa finesse et qui pose des défis constants du fait de sa fragilité et de son instabilité à la cuisson. Ses céramiques sont avant tout utilitaires mais restent des pièces uniques ou de petites séries. Tournés ou coulés dans des moules en plâtre, décorés aux engobes ou peints à la main, les coupelles, vases, plats ou photophores sont ensuite cuits à haute température ce qui leur confère cette étanchéité et translucidité propres à la porcelaine.
Marc Raimbault travaille le bois depuis plus de trente ans dans son atelier de Grez-Neuville (France). Son travail s’inscrit dans une tradition séculaire. Sa recherche, si banale et si extraordinaire soit-elle, le conduit à tutoyer les essences de bois (palissandre, acacia, ébène de Macassar…) et d’autres matières tout aussi précieuses (galuchat, parchemin, carbone…). Chacune d’elle est un gisement, une initiale, une source de vie. De là, naissent meubles et objets d’art, des œuvres de l’ordre des commencements, annonciateur de cycles, à l’orée du rêve.
Dans son inspiration à la perfection, l’ébéniste aime l’alliance entre la force de la matière brute, l’emploi de volumes simples et de lignes épurées, le tout dans une précision millimétrique. Mais la démarche de cet artiste hors normes ne saurait se réduire à cela. Ciselée et incandescente, son œuvre est aussi une manière d’esquisser l’invisible, de donner forme à une vision intérieure. Pour Marc Raimbault, chacune de ses créations laisse entrevoir le cœur de sa pensée. Créer un objet d’art c’est dire une expérience du monde.
Lucie Majerus, née au Luxembourg en 1992, termine dans le département artistique du lycée Aline Mayrisch puis se forme à la célèbre Design Academy d’Eindhoven (Pays-Bas) en tant que designer produits. Durant son année d’intégration, elle travaille pour l’artiste textile Claude Jongstra, les designers textiles Margrethe Odgaard et le Studio Snedker. Elle participe à de nombreuses expositions comme le Salon d’hiver d’Amsterdam en 2014 et le Capital Sound Festival à Luxembourg en 2015.
En tant que designer, Lucie aime remettre en cause l’ordinaire mais également soulever cette question auprès des autres en faisant travailler leur imagination, leur espièglerie ou tout simplement en les faisant sourire. Elle s’intéresse particulièrement à la pensée conceptuelle, les sens, les expériences et les souvenirs, ainsi qu’à la cohésion sociale et le travail des matières. Elle exploite différentes disciplines et traite aussi bien de l’alimentaire, du textile, des couleurs, de l’illustration ou du bijou.
Lucie Jullian Cahu débute une carrière de designer graphique à Paris après avoir reçu son diplôme de l’Ecole Estienne en 2008. Après être passée par Washington en tant que directrice artistique, elle revient en Europe pour intégrer pendant deux ans l’agence luxembourgeoise Fish & Chips. En 2015, elle fonde au Luxembourg Helloworld, studio graphique offrant aux marques des services appliqués aux différents médias, et se développe à l’international. Elle a reçu de nombreux prix de design graphique aux USA et au Canada.
Parallèlement à ses activités professionnelles, Lucie développe une technique artistique qui combine ses compétences typographiques avec sa passion pour le textile. Elle crée des alphabets ornementaux qui génèrent des motifs complexes qu’elle imprime ensuite sur des tissus pour en faire des pièces uniques. Elle déploie ainsi un véritable univers graphique où les lettres se combinent à la couleur et deviennent éléments de décoration.
Lily Weisgerber-Peters, née en 1943 à Strassen, s’est lancée dans l’apprentissage du métier de tisserande dès 1970, au Luxembourg, en Suisse, en Finlande et en Suède. En 1982, elle ouvre un atelier à Contern, où elle crée de fins objets tissés-main, utilitaires et décoratifs en matières naturelles. Le progrès ne s’arrêtant pas, divers métiers à tisser à interface électronique ont fait leur entrée dans son atelier, et l’année passée, le métier Jacquard TC2 de Digital Weaving Norway, unique dans la Grande Région. Depuis quelques années, son mari Pit Weisgerber l’a rejoint et, ensemble, ils réalisent des objets uniques et raffinés.
Pendant de nombreuses années, Lily a partagé sa passion avec de nombreux élèves comme chargée de cours pour l’Éducation des Adultes, au Cepa, à l’Espace Créatique et dans diverses institutions éducatives. Elle est membre du European Textile Network, du Damask Weavers Network, de la Fédération Suisse des Tisserands Professionels et du Nordic Textile Network.
Lilian Daubisse vit et travaille à Lille (France). Objets de curiosité, les œuvres de Lilian nous émeuvent dans leur poésie et leur beauté énigmatiques. Elles invitent au rêve, au voyage et à la quête de sens. Comme l’archéologue, cet artiste insolite exhume les vestiges de quelques civilisations lointaines dont l’apogée est depuis longtemps oubliée. Seule subsiste la puissance d’évocation des artéfacts offerts à notre contemplation.
A partir du carton d’emballage, matériau pauvre devenant entre ses mains matière à sculpture, prennent forme des tapis, armures et mosaïques qui révèlent une véritable archéologie imaginaire. Ici s’exprime aussi une contradiction entre le matériau, de fabrication industrielle pour une société consumériste, et la confection manuelle, pendant des mois, faisant échos à un travail artisanal de costume ethnique à des fins rituelles et spirituelles qui resteraient à imaginer.
Lex Besenius, né au Luxembourg en 1976, représente la 7ème génération de forgerons dans la famille Besenius, connue pour son engagement en terme de création et de préservation du patrimoine artisanal grand-ducal. Lex se forme d’abord en expression plastique, en suivant la section artistique du Lycée Technique des Arts et Métiers à Luxembourg-ville. Avant de débuter sa carrière dans l’entreprise familiale, il suit également une formation en illustration à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles.
Lex apprend l’intégralité du métier de forgeron au sein de sa famille qu’il complète ensuite en suivant divers cours de perfectionnement techniques. Au fil des années, il a participé à de nombreuses expositions au nom de la ferronnerie d’art Besenius mais également à titre individuel.
D’origine vietnamienne, Kim-Jung Vu, née en 1966, passe son enfance à Paris avant de s‘installer à l’âge de sept ans au Luxembourg. Elle suit d’abord des études d’architecture d’intérieur à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles et rentre diplômé en 1991 au Luxembourg pour exercer sa profession dans un bureau d‘architecture. Deux ans plus tard elle part à la „ Koninklijke Academie voor Schone Kunsten“ d‘Anvers pour faire des études de design de bijoux.
Son nouveau diplôme en poche, elle est parvenue à réunir ses deux passions artistiques en travaillant depuis 1997 en tant qu’architecte d’intérieur et créatrice de bijoux au Luxembourg. Kim-Jung Vu participe à de nombreuses expositions d’art et de design en Allemagne, en Belgique, en Autriche, en Italie, aux Pays-Bas, au Japon, à Taiwan et au Luxembourg.
Josiane Raus-Goeres, née en 1967 à Luxembourg, découvre sa fascination pour le verre en 1988. Après avoir expérimenté différentes manières de travailler ce matériau, elle se spécialise en fusion de verre et thermoformage, et perfectionne sa technique dans différents ateliers d’artistes au Luxembourg et en Allemagne. Elle expose régulièrement en France, en Allemagne et au Luxembourg, et de manière permanente à Kinheim en Allemagne.
Récompensée par une quatrième place dans l’émission « Succes Story » de RTL-Télévision pour son projet d’arrière-plans de cuisine artistique en fusion de verre, elle poursuit ses expérimentations toujours plus loin. Fascinée par les couleurs, la transparence, la lumière du verre, elle produit dans son atelier à Aspelt des créations fascinantes et étonnantes qui combinent aujourd’hui le verre avec de nombreux autres matériaux.
Josefina Munoz, née à Buenos Aires en 1986, vit et travaille aujourd’hui à Genève (Suisse) où elle a ouvert son propre studio en constantes recherches et collaborations. Elle est diplômée d’un master en spécialité luxe et artisanat d’art qu’elle a soutenu à L’ECAL (Lausanne – Suisse) où elle a eu la chance de travailler auprès du célèbre céramiste suisse, Peter Fink sur son projet Paysages Désertiques.
Elle a également travaillé durant ses études à de nombreux projets pour des marques comme Christofle, De Sede, Ruinart et Vacheron Constantin. De 2011 à 2012, elle a travaillé comme assistante du studio parisien de Gilles Belley où elle était en charge de plusieurs projets de scénographie mobilier, luminaire, et flacon de parfum. Comme artiste, elle développe un travail plus personnel et plus intimiste autour de la céramique, véritable recherche autour de la matière et des formes.
Anne-Claude Jeitz, née à Esch-sur-Alzette, active en tant qu’artiste indépendante depuis 1987, et Alain Calliste, son conjoint, autodidacte, né à Willemstadt en France et résident luxembourgeois depuis 2011, travaillent ensemble le verre depuis 13 ans dans leurs ateliers respectifs. Riche de nombreux voyages et rencontres, Anne-Claude Jeitz a choisi depuis longtemps le verre comme support artistique pour offrir et partager son regard acéré, tendre et généreux sur les choses et les gens.
Le deux créateurs utilisent avec une parfaite maîtrise les différentes techniques de travail du verre, dont celle du filage avec laquelle ils créent d’incroyables structures organiques, maillages aériens et transparents, purs instants de poésie finement tissés. Ces sculptures aux allures de dentelles de verre représentent selon eux l’immatérialité du souffle, le geste élégant qui traduit au mieux la richesse et la profondeur des sentiments qu’ils offrent à partager.
Jean-Paul Thiefels est né en 1952 à Luxembourg. L’amour pour la nature, les arts ainsi que l’habileté manuelle lui a été transmis par son père. C’est ainsi qu’il a appris très tôt non seulement à « regarder » mais aussi à « voir » les choses. Il n’est donc en rien étonnant que ces affinités ont abouti à un déploiement artistique et créatif. Réalisant au début quelques objets pratiques tels que tables basses ou autres petits mobiliers à partir de pièces uniques rapportées des bois, cette passion s’est dirigée vers la sculpture artistique qu’il pratique maintenant depuis plus de dix ans.
Ses sculptures, très organiques, se caractérisent par leurs formes naturelles et fluides, que d’aucuns ressentent comme sensuelles, et qui rayonnent de la passion de l’artiste. Des tensions vibrantes naissent dans les formes de l’opposition de surfaces polies à celles laissées au naturel et donnent envie de les toucher pour bien les appréhender. La devise de l’artiste : « un Art et beaucoup d’Amour »
Jang Feinen est né le 18 décembre 1962 à Luxembourg. Après avoir travailé dans un autre domaine, il recherche vers un métier plus créatif et s’oriente ainsi dans le domaine de l’ébénisterie et de la menuiserie. Il suit une formation pour adultes, effectue son apprentissage en tant que menuisier et obtient son brevet de maîtrise en 1992.
En 1994, il s’établit à son propre compte en créant la menuiserie-ébénisterie « Atelier Ligna ». L’atelier est installé à Contern et est composé de 7 collaborateurs. Le domaine d’activité principal de l’atelier est la création de meubles individuels et l’aménagement d’intérieurs publics et privés. L’accent est mis sur le travail du bois massif en privilégiant les bois indigènes. La finition se fait surtout avec des huiles et des cires naturelles qui rehaussent la beauté du bois.
Isabelle Schweitzer, née à Luxembourg en 1979, obtient une licence en Arts Plastiques en 2002 à Strasbourg et part étudier l’architecture d’intérieur et le design à Paris. Diplômée de l’école Camondo à Paris en 2008, elle revient au Luxembourg et crée son bureau d’architecture intérieure et de design au sein de la société de décoration familiale fondée par ses parents Doris et Lucien Schweitzer en 1980. Elle est rejointe, en 2009 et 2013 par ses sœurs Anne et Tammy, qui dirigent avec elle les différentes branches de la société.
Isabelle crée des projets privés et publics, au Luxembourg et à l’étranger, pour des clients qui apprécient la conception très personnelle et le suivi sur-mesure propre à l’entreprise. Une partie essentielle de son travail se traduit également par le développement des sociétés Lucien Schweitzer dont le dernier pas important a été le déménagement de la boutique-showroom à Luxembourg-ville.
Après la rétrospective de ses costumes en papier au Fine Arts Museums of San Francisco en 2011, Isabelle de Borchgrave décide de retourner à la peinture tout en continuant son travail sur le papier. Ses récentes expositions présentent ses nouveaux grands plissés inspirés de l’Orient et du Brésil, et également ses premières sculptures en bronze. L’infiniment léger rencontre aujourd’hui l’infiniment lourd, dans une valse de couleurs toujours plus incroyables.
Ses nombreux voyages lui inspirent un mélange des genres et des cultures, tout en gardant une évolution étonnante dans son travail. Isabelle de Borchgrave, adepte du mouvement Nabis, n’a pas fini de nous étonner. Elle explore les jardins avec ses sculptures en bronze, et elle envahit les salons avec ses lustres, ses lampes et ses plissés en papier. Elle repense sans cesse un monde qui vole autour d’elle à la manière d’un rêve.
Hervé Wahlen, sculpteur dinandier, est né en 1957. La dinanderie n’est pas un métier ; c’est une technique. Hervé la définit comme la «mise en forme de métaux en feuille » et la situe entre la chaudronnerie et l’orfèvrerie. Il a commencé par la gravure mais, une fois la feuille de cuivre passée sous presse, il n’y avait plus de plaisir. Il a découvert que la dinanderie permettait de faire ses propres formes et rajoute que « le passage de la courbe sous la main est tellement sensuel ! ».
Aujourd’hui, l’artiste ne travaille que le cuivre. La chaleur, la douceur et les reflets du cuivre ont sans doute un lien avec l’Algérie, son pays natal. Il entretient un rapport très physique avec la matière sans que ce soit un travail de force ou répétitif : « je soude beaucoup, j’ajoute, je coupe, je construis. Cela donne des pièces toutes simples, creuses bien sûr, qui tiennent en équilibre grâce à des contrepoids, principe que j’ai mis en place en partageant à Montreuil l’atelier du dernier fabricant de balances romaines ». C’est aussi dans cet atelier très sombre qu’il a, dit-il, commencé à faire des patines très fortes pour rendre ses pièces lumineuses.
Gildas Francois découvre la tapisserie à la faveur d’une rencontre avec un fauteuil abandonné sur un trottoir alors qu’il étudiait la psychanalyse en doctorat à Montpellier. Il se reconvertit au métier d’art et se forme aux techniques traditionnelles et contemporaines de la tapisserie en siège. Après son CAP, il intègre le dispositif de « Concepteur-Créateur » dans le domaine des métiers d’art à Vannes-le-Châtel et établit son atelier, Le Coq & Le Crapaud, en 2012 à Metz.
Gildas est membre du collectif luxembourgeois Interior Designers & Artisans d’Art (IDAA). Il place aujourd’hui son métier au croisement de la restauration et de la création. Ses créations s’inspirent toujours de l’histoire des fauteuils et de celle de leurs propriétaires. Lauréat du concours Trajectoires 2015 et du prix Artisan d’Art Pro(actif) JEMA 2016, il est membre de plusieurs collectifs d’artistes et artisans ainsi que Secrétaire de la Corporation des Tapissiers Décorateurs de la Moselle.
Diplômée de l’Ecole Supérieure d’Arts Appliqués Duperré (Paris), Géraldine Gonzalez a été styliste de chaussures avant de se consacrer à la sculpture. Si elle a tout d’abord dédié son travail à l’illustration publicitaire, à la presse, à l’édition pour la jeunesse ainsi qu’à des expositions personnelles ou collectives (le Grand Palais, la Ménagerie de Verre, la Halle Saint-Pierre, le Centre Georges-Pompidou, etc.), elle oriente aujourd’hui plus particulièrement ses créations vers le domaine de la maison et le décor de vitrines.
Géraldine a des matières préférées, le papier mâché, le tissu, le verre pilé, les perles, le papier cristal, qui porte un si joli nom et lui permet de jouer délicatement entre lumière et transparence… également les cristaux sous tous leurs aspects et leurs merveilleux reflets, tous précieux alliés avec lesquels elle cultive son jardin intime, plein de tendresse et de poésie. Ses dernières créations, empreintes de mystère et de fragilité, semblent plus que jamais surgir d’un monde enchanté.
Franck Daro, né en 1962, étudie au Luxembourg et poursuit ses études à l’EPFZ où il fait une carrière accomplie en tant qu’ingénieur civil. Parallèlement, il cultive le goût de la musique et pratique différents instruments à claviers tel le piano, l’orgue, le clavecin et le clavicorde. A l’approche de la cinquantaine, la réflexion sur le « tempus fugit » est un point d’orgue dans sa vie. L’été 2012, devant une trop forte cadence de travail et face à un carriérisme dominant, il se décide un nouveau départ en devenant facteur de clavecins.
Dépassant l’ingénierie et la pratique musicale, Daro tend vers un produit qui transcende la matérialité : le but ultime n’est pas l’instrument, mais bien la musique qu’il permet de créer. Le talent de l’ingénieur s’enlace en contrepointe avec le musicien de toujours. Dans son métier d’aujourd’hui, il bénéficie de la maîtrise artisanale, de la formation et du soutien continu du célèbre facteur allemand, Matthias Kramer.
Feyrouz Ashoura, née au Luxembourg, obtient son diplôme de couturière comme major de promotion de la prestigieuse Ecole Supérieure des Arts et Techniques de la Mode à Paris, et part faire un stage au Pays-Bas chez Iris Van Herpen. Elle déménage ensuite au Moyen-Orient pour explorer l’industrie de la mode, et y établir un réseau solide de jeunes créatifs. De retour au Luxembourg, elle vient de créer sa propre griffe. Les formes et surfaces sculptées des vêtements se transposent en ornements ou objets d’art singulier.
Feyrouz a une approche inattendue dans ses créations. Son inspiration trouve racine dans la nature, et particulièrement la nature sauvage. Attirée par ses formes complexes et pointues, elle expérimente les mécanismes de défenses ou travaille le thème de la cage thoracique qu’elle réinterprète dans différentes matières. Elle se plaît à aborder des sujets ou objets à première vue grotesques, pour les rendre poétiques voire innocents par ses manipulations de matière et recherches de texture.
Fanny Bollig, née au Luxembourg en 1986, poursuit un apprentissage traditionnel en orfèvrerie et complète sa formation d’artisan d’art à l’Académie de Design de Munich. Son travail de fin d’études en 2013 est récompensé par le prix des Maîtres d’Art du gouvernement bavarois. Sa délicate collection de bijoux est conçue avec des matériaux de haute qualité dans son studio situé au cœur de Munich. Chaque bijou est une pièce unique, dotée de sa propre personnalité, et qui prend avec le temps la valeur d’un véritable porte-bonheur.
Les formes organiques de ses collections sont issues de différentes techniques d’orfèvrerie, dont le subtil travail de placage à 21,6 carats d’or qui révèle le caractère sensible de la structure de chaque pièce. La finition mate en surface renforce la beauté des pierres précieuses et des perles. S’inspirant de l’art étrusque, Fanny développe également la technique de la granulation pour en faire émerger des bijoux au style dépouillé et contemporain.
Franziska et Serge Goedert, nés au Luxembourg en 1979 et 1975, sont créateurs bijoutiers. Ils se sont rencontrés à Idar-Oberstein (Allemagne) lors de leurs études en bijouterie et joaillerie. Dans cet environnement privilégié, ils se sont pris de passion pour les pierres précieuses aux couleurs et tailles exceptionnelles. Ils se sont alors formés en gemmologie et ont décidé d’ouvrir ensemble leur magasin et atelier en 2002 au coeur de la vieille ville de Luxembourg,
Franziska et Serge, créateurs diplomés, façonnent des bijoux uniques, de haute qualité, d’un design clair et d’une parfaite mise en valeur des pierres précieuses. Les pierres fines aux couleurs et tailles étincelantes sont leur inspiration pour de parures uniques aux nuances subtiles et formes magnifiques.
Ezri Khan, né à Liège en 1969, vit et travaille au Luxembourg. Il a étudié la danse dès l’âge de 6 ans pour devenir danseur professionnel à 18 ans, avant de rentrer à l’École Gianfranco Ferré, puis à l’Académie d’Anvers en section mode. En même temps que son apprentissage, il danse dans la compagnie Csilla pour laquelle il crée les costumes. Il poursuivra par la fabrication d’uniformes pour l’armée durant son service militaire, à Hans, près de Liège, avant d’assister Azédine Alaïa pendant 4 ans. Il dit avoir tout appris du sur-mesure auprès de ce dernier. Ezri Khan a ouvert son propre atelier de Haute Couture en 2013 a Hesperange pour des clientes à la recherche de l’excellence.
Pour Ezri Kahn, le vêtement est avant tout un langage qui « ne vit que si il est porté ». Il aime plus que tout créer des pièces sur mesure pour une clientèle exigeante, et dessiner de véritables gardes robes personnalisées. Le luxe est synonyme de matériaux noble comme le lin qu’il adore travailler, de détails de broderie, et de finitions impeccables. Il est fier de se considérer comme un artiste artisan qui travaille encore son patronage avec du fil afin de préparer au mieux la taille, de maîtriser la technique de A à Z.
Venue s’installer enfant au Luxembourg, Eva Ferranti a hérité de ses parents italiens leur esprit et volonté d’entreprendre. Attirée par la création de mode tant masculine que féminine elle se forme au Luxembourg puis en Italie. Elle dépose sa marque et ouvre sa boutique en 2008. La réputation de son atelier s’étend rapidement grâce à la personnalisation de chaque pièce, la qualité des tissus italiens, la finition soignée, l‘originalité et la créativité des vêtements.
Eva Ferranti développe un dialogue esthétique et psychologique avec ses clients. Sa passion de créatrice l’anime dans ce métier qui l’a autant choisie qu’elle ne l’a choisi. Elle a également assumé des responsabilités professionnelles. Elle est Vice-Présidente de l’Union commerciale de la ville de Luxembourg. Elle a précédemment fondé et présidé l’Association de l’Art dans la vieille ville et été présidente du Syndicat pour la gestion de la vieille ville de Luxembourg.

Ellen van der Woude est une céramiste néerlandaise qui vit et travaille au Luxembourg. Après avoir travaillé comme juriste, elle a commencé il y a 10 ans sa carrière artistique. Ellen van der Woude participe régulièrement à des expositions et travaille sur commande. La nature tient une place importante dans son travail et est une source d’inspiration d’une richesse rare. Dans ses œuvres récentes, ce sont surtout les thèmes marins et botaniques qui sont mis en avant.

Son œuvre est composée de pièces uniques entièrement réalisées à la main. A aucun moment de la création, l’artiste n’utilise tours ni moules. Chaque objet est créé à partir d’empreintes faites à la main, une par une. C’est ce travail minutieux qui rend l’objet unique et lui donne toute sa beauté. Considérant que les émaux emprisonnent la matière, l’artiste préfère utiliser la terre dans son état naturel ou traitée avec des engobes et oxydes.
Doris Becker, née à Luxembourg en 1954, vit et travaille à Fischbach. Elle se forme dans plusieurs écoles et académies au Luxembourg, en Belgique et en Allemagne et se spécialise en céramique, pâte de verre et bronze. Depuis 2006, elle participe régulièrement à des expositions internationales, à des concours, et prend part à des symposiums internationaux. Son travail a reçu plusieurs prix, est intégré dans diverses collections et fait l’objet de publications.
Son travail de céramiste est influencé par les formes du paysage, l’observation et la recherche des structures diversifiées dans la nature tels les textures minérales de la terre, les empreintes formées et transformées par l’espace naturel et le temps. Son oeuvre s’inspire des contrastes omniprésents de la nature, conséquences de son évolution permanente, soulignant la tension entre construction et déconstruction, formation et déformation, structuration et déstructuration voire destruction.
Danielle Grosbusch est née en 1956 à Ettelbruck où elle y vit et travaille. Dans les années 70, elle se forme aux Beaux-Arts de Luxembourg, à Rietveld, à Amsterdam et à l’Académie Royale de Bruxelles. Elle se dirige vers la gravure, encouragée et inspirée par son professeur Roger Bertemes, et étudie également la lithographie et la sérigraphie sur tissus.
Danielle tient d’abord le magasin Articulum spécialisé en matériel d’artistes de 1980 à 1986 et donne des cours de peinture sur soie au « Konschthaus Groussgaass ». Elle y expose également depuis la fin de ses études. Elle est membre du comité EMPREINTE au Rollingergrund où elle y enseigne depuis 2004. Danielle est illustratrice de livres pour enfants, de cahiers de poètes, de sérigraphies, et d’arbres généalogiques sur tableaux en bois.
Damien Tusillagine, artiste italien diplômé en céramique, ouvre en 2003 son atelier «futuro d’arte», spécialisé en céramique raku, offrant des formations et œuvres pour designers et devient chef de l’entreprise DDFinitions à Bascharage au Luxembourg. Ses études à Gubbio et Faenza, sa participation à de nombreuses expositions et concours en Italie et à l’étranger et les échanges avec de grands maîtres font croître en lui l’aptitude culturel et technique, façonnant un homme face au monde.
Sa technique du « traforo » naît de la culture de la céramique et de ses approfondissements en histoire et de la céramique. Il a également mené à un très haut niveau la technique «del compendiario» dans laquelle la forme s’exalte par rapport à une décoration polychrome tendant au «horror vacui». Damien aime à exprimer judicieusement le plein et le vide qui permet à la lumière d’entrer, sortir, refléter et s’enfoncer sur le vaste et sur le relief. Ses formes décorées d’une monochromie reflètent toutes les couleurs.
Claude Schmitz est né en 1972 au Luxembourg, où il vit et travaille. Orfèvre bijoutier, Claude Schmitz a d’abord étudié le travail du métal et de la joaillerie au Royal College de Londres, avant de poursuivre son apprentissage à la Koninjlijke Academie d’Anvers de 1995 à1999.
Véritable virtuose du bijou, il dessine et réalise des pièces aux lignes fluides et au design épuré, qui semblent toujours comme en équilibre, à la limite de la rupture. Une impression à la fois de virilité sans doute liée à ses prouesses techniques du travail du métal, joliment contrariée par la délicatesse du dessin et des compositions des pierres. Un effet d’illusion aussi quand s’entremêlent par magie les liens de d’or ou d’argent de sa bague culte, la « Rolling Ring ». Chacune des pièces qu’il crée semble raconter une histoire, se dessiner comme un personnage, une fleur, un insecte prêt à s’envoler pour venir nous parer de grâce et de poésie.

Christophe Poissonnier, né en 1961 à Roubaix en France, passe toute son enfance sur la côte près de la frontière belge. Après des études de communication visuelle en Belgique, il part travailler au Luxembourg. Passionné par la nature et les animaux, il s’adonne à la peinture et participe de temps en temps à des expositions. En 2004, suite à un cancer il décide d’abandonner son emploi de directeur artistique dans une grande imprimerie pour réaliser son rêve, devenir Peintre Animalier.
Aujourd’hui il a diversifié son art dans le domaine de la caricature mais aussi de la sculpture en redonnant vie à d’anciens objets et notamment de vieilles chaussures qu’il transforme en animaux. Sa seule envie : transmettre sa vraie passion pour la nature et ses habitants.
Christophe de la Fontaine, né en 1976 au Luxembourg, a reçu son diplôme de sculpteur au Lycée des Arts et Métiers. De 1996 à 2002 il étudie le design industriel auprès de Richard Sapper à l’Académie des Beaux-Arts de Stuttgart. Après avoir séjourné à Londres, Milan et à Munich, il intègre de 2003 à 2010 le studio de Patricia Urquiola à Milan. Il se lance ensuite comme indépendant et participe à de nombreuses expositions.
Christophe ouvre en 2010 son propre studio Christophe de la Fontaine Industrial Design et travaille pour Moroso, Rosenthal et Form Agenda. En 2012, il fonde, en association avec l’artiste Aylin Langreuter, la marque DANTE-GOODS & BADS pour créer et développer des pièces en édition limitée, réalisées en collaboration avec des artisans, mêlant au design et à la précision du geste le choix de belles matières.
Christian Astuguevieille est un artiste français, né à Paris où il vit et travaille. Dès ses débuts dans les années 1970, il explore sans cesse de nouveaux domaines. À Beaubourg, en 1977, il est invité à concevoir un atelier pédagogique pour enfants et devient responsable de l’atelier Volumes au sein de l’Atelier des Enfants. Il est l’un des premiers à définir la direction artistique au sein de prestigieuses Maisons françaises telles que Molinard, Rochas, Nina Ricci.
À partir des années 1980, se profile son travail singulier autour d’une civilisation imaginaire, donnant naissance à des collections d’objets et de mobiliers recouverts de ficelles ou de cordes, brutes ou teintées, qui seront exposées dans nombre de musées et galeries autour du monde. Il réalise parallèlement et en tant que directeur créatif, une soixantaine de parfums pour la marque Comme des Garçons, donnant une véritable dimension olfactive à son parcours artistique.
Catharina Elisabeth Luteijn, née aux Pays-Bas en 1956, s’est installée au Luxembourg dans les années 60. Elle se spécialise en céramique au Lycée des Arts et Métiers, section Beaux-Arts. Elle se forme ensuite en Belgique, Allemagne, France et au Pays- Bas avant d’ouvrir son atelier ”Keramik’Art” au Luxembourg en 2002. Elle y produit ses propres créations tout en enseignant également la céramique.
En jouant en 2010 avec la matière de la porcelaine, Catharina en développe une vraie passion. Elle crée son propre mélange ”papier-porcelaine” : ajouter du papier, de la cellulose, à la matière de la porcelaine en facilite sa manipulation et lui permet un travail d’une grande finesse. La délicatesse, la luminosité et la translucidité de la couleur blanche est son moyen d’exprimer sa passion et son amour profond pour la nature, source éternelle de son inspiration.
Carole Solvay est une artiste plasticienne belge. Depuis une quinzaine d’années, elle explore la plume en tant que matériau de base de ses sculptures : « mes oeuvres s’inspirent du territoire de l’air et du monde marin. Peu de couleurs, mais des formes et de la matière. Des alvéoles, des lamelles, des arborescences, des polypes duveteux et frémissants. Des traits posées dans l’air. Comme dessinés. Figés et à la fois en mouvement. »
Ouvrage lent, minutieux, répétitif, tranquille, les éléments sont soigneusement choisis, ébarbés, découpés, et puis assemblés dans des ensembles qui peuvent parfois atteindre de grandes dimensions. Les oeuvres suspendues en équilibre dans l’espace dialoguent avec leurs propres ombres. Elles racontent la légèreté, l’équilibre, la douceur, mais aussi la force et la résilience. Elle a exposé en Belgique, en France, en Italie, au Brésil et en Suisse.
Carine Mertes, créatrice feutrière, est née à Luxembourg en 1964, où elle vit et travaille dans son atelier de Boudersberg à Dudelange. Elle suit une formation en travail textile, une passion depuis sa jeunesse, en Allemagne et termine avec un certificat de créatrice feutrière.
Elle transforme la laine en combinaison avec des tissus nobles, comme la soie et le lin, pour en faire des pièces uniques. D’outils simples, de l’eau et du savon, naissent des objets de décoration, des vases et sculptures, des coussins et des couvertures, mais aussi des accessoires de mode voire des vêtements. La teinture de la laine et des tissus est fait main. La teinture végétale est pour elle un défi supplémentaire. La laine varie de la fibre la plus fine à la fibre la plus brute, dépendant de l’utilité du produit fini. Pour répondre aux critères rétractables, là où le traitement des animaux se fait dans le respect de l’être vivant, elle fait venir sa laine de sources fiables
Camille Jacobs vit et travaille à Itzig au Luxembourg. C’est par un long cheminement d’expérimentations que Camille a développé sa passion pour cette matière complexe et parfois imprévisible qu’est le verre. Formée en art du vitrail (Institut des Beaux-Arts de Saint-Luc à Gand), elle fait évoluer son intérêt pour le verre plat vers des objets tridimensionnels aux formes épurées et d’inspiration souvent géométriques. La nature, l’environnement et ses dangers, la science, la musique sont paradoxalement sources d’inspiration ; elle y explore la notion de l’abstraction en relation avec les enjeux de la couleur et ses théories. Forme, dimensions et couleurs se retrouvent en harmonie.
Techniquement, les créations de Camille Jacobs se composent de multiples couches de verre plat coloriées à chaud d’émaux. Différents motifs et couleurs sont appliqués par sérigraphie sur chaque couche de verre. Ensuite, il y a assemblage par fusion au four des plaques de verre pour obtenir une masse plane et homogène. Cette masse compacte de verre est enfin modelée par thermoformage, la fiction étant assurée par polissage.
Bechet Stephan, né à Fribourg en Allemagne dans les années 80, vit au Luxembourg depuis 30 ans. Diplomé en sciences naturelles avec une spécialisation en sciences agronomiques, il a fait partie de diverses expéditions en Inde du Nord et en Indochine. C’est lors de ses expéditions lointaines qu’il découvre la valeur ajoutée et l’importance d’être en possession d’un matériel de haute qualité et développe une affinité pour les outils et les couteaux artisanaux.
Depuis 4 ans, il est coutelier. Il se spécialise dans le travail de couteaux au design clair et utile. Il travaille dans le domaine du EBTD – « Experience-Based Training & Development ». Cela fait vingt ans qu’il est un scout convaincu.
Aude Legrand, née en 1985 en France, travaille actuellement au Luxembourg. Elle étudie la photographie à l’Institut Saint-Luc (Belgique) de 2000 à 2015, et effectue sa recherche en art à l’Université Sorbonne (Paris I). En 2010, elle est soutenue par la Fondation de France et la Sorbonne pour le programme Art Studio de la NYU.
Son travail de plasticienne s’articule autour d’un intérêt pour l’observation de la vie humaine dans toutes ses dimensions. Ses productions découlent de ses observations, de son expérience personnelle, émotionnelle et collective, faites au gré des différentes villes où elle a pu vivre (Paris, New-York, Luxembourg). Ainsi ses dessins, peintures, vidéos et installations sont tous mis au service de la même idée : la prise direct sur le réel de la complexité et de la portée des émotions qui découlent de la frustration d’être figé sur l’étroite frontière qui sépare les deux concepts du contrôle et du non contrôle. Ce qui motive sa création est de créer des espaces communs relevant d’une puissance mnésique et affective.
Angélique Lefèvre est née dans l’Aube en 1957. Elle vit et travaille à Paris. Blanches, translucides ou transparentes, les sculptures d’Angélique sont travaillées dans la délicatesse des matériaux, qu’il s’agisse d’organdi (fine trame de coton), de résine polymère ou de PET en minces plaques thermoformages. L’artiste sculpte l’âme des objets de notre quotidien, des bustes humains. Elle en cisèle l’enveloppe, l’épiderme, la surface diaphane, laissant passer le regard et la lumière, pour mieux nous offrir à voir à travers et à l’intérieur des êtres et des choses.
Ses œuvres, telles de véritables visions, allégées de la couleur et de la matière, ressemblent aux images rémanentes qui persistent une fois les yeux fermés après une forte impression rétinienne. Virus, Mac Do, Jeune femme aux piercing, Danseur de Hip Hop… notre monde contemporain nous apparaît comme passé à travers le filtre anticipé du souvenir déjà disparu et décanté par le temps, berceau d’une humanité toute à la fois même et différente.
Angelika Stemer, née en 1969 à Innsbruck, se forme en Autriche à la Fachhochschule für Gestaltendes Metallhandwerk du HTBL Ferlach, département Gravure. Dans un premier temps elle conçoit et réalise des prototypes pour la production de bijoux de fantaisie auprès des Ets Gilles Marnat à St Etienne en France. Ensuite elle travaille à la gravure d’armes de chasse d’exception auprès de Paul Landmesser à Pforzheim en Allemagne. En 1996, elle suit un cours de maîtrise pour graveurs à l’école d’horlogerie de Pforzheim, en Allemagne, et obtient en 1997 son brevet de maîtrise auprès de la chambre des métiers de Karlsruhe.
C’est au Luxembourg qu’elle renoue avec son travail de gravure d’armes de chasse d’exception auprès de ARC Sarl à Berschbach, avant de s’installer à son propre compte en 2006 en tant que graveur. Elle a ouvert son atelier à Munshausen en 2015, dédié à la gravure d’armes de chasse, aux bijoux et autres objets métalliques.

Alain Mailland tourne et sculpte depuis 20 ans les bois rares et précieux du Midi de la France pour créer des sculptures fines à l’aspect végétal et marin. Son travail est basé sur la beauté et les caractéristiques de chaque bois. Il utilise principalement des racines et des loupes fraîches de sa région pour le précieux de leur bois aux motifs et couleurs extraordinaires : le pistachier, l’arbousier, la bruyère, le filaire, le micocoulier, etc. Pour réaliser ces pièces délicates, il a besoin de bois extrêmement fins.
Il existe selon lui une connexion entre toutes les espèces sur terre. On peut ainsi trouver des formes animales et minérales dans les racines et les végétaux et inversement. Les règnes se croisent, les frontières sont floues. Nous les humains sommes liés avec toutes les créatures vivantes sur terre. C’est ce qu’il ressent quand il crée ses pièces, des créatures toujours vivantes. Il tourne des formes en croissance, comme les fleurs ou les végétaux. Grâce au tour et à ses techniques, il aime à reproduire toutes les structures circulaires de l’univers, de l’atome à la galaxie. La naissance de ces objets est l’incarnation de ses rêves.